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Mines

L'UEMOA est une zone du monde importante en ce qui concerne la production minérale. Afin d'attirer les investissements privés dans ce secteur, l'Union a récemment instauré un code minier commun en vue d'harmoniser les lois nationales régissant les investissements.
Le saviez-vous ?
- Le Niger abriterait les plus importantes réserves d'uranium au monde. D'importantes réserves d'or et de charbon existent respectivement dans les régions ouest et nord du pays. Si l'importance de ces gisements reste toutefois à confirmer, le pays renforce trés rapidement ses capacités d'exportation en conduisant des négociations avec des entreprises miniéres relatives à   la concession de licences.
- L'exploitation minière de l'or représente une partie importante de l'conomie nationale du Mali. En 2007, 56,75 tonnes d'or ont été exportées. Les perspectives du pays concernant la découverte d'autres mines d'or sont colossales, avec des réserves estimées à   350 tonnes par an.
- L'industrie des minéraux au Sénégal produit environ 20 % des recettes d'exportation du pays et représente 20 % de son PIB.
- D'énormes efforts ont été réalisés au Burkina Faso pour promouvoir les investissements dans le secteur des minéraux. Plus de 100 millions de dollars ont été investis au cours des dernières années sur 130 licences de prospection.
- La Côte d'Ivoire possède des réserves minérales considérables et d'importants gisements d'or, de diamant, de fer, de nickel, de cobalt, de cuivre, de manganèse et de bauxite.
- Le Bénin possède de l'or, du minerai de fer et du phosphate. Le pays a accordé plusieurs licences d'exploration de gisements d'or dans le pays à   des investisseurs étrangers.
- La géochimie de la plupart des sols du Togo a été établie et plusieurs zones pourraient abriter des gisements de diamant, d'or, de métal de base et d'éléments du groupe platine
- En Guinée Bissau, des opportunités d'investissement gisent dans les réserves de bauxite, de phosphates, de diamants et d'or du pays.

Pétrole et Gaz

Du fait de l'instabilité politique qui règne au Moyen-Orient, les gisements offshore d'Afrique offrent des débouchés importants pour le pétrole et le gaz de la région de l'UEMOA.


En amont:
L’UEMOA abrite des réserves pétrolières importantes et de nombreux gisements restent à découvrir. Des recherches pétrolières sont en cours dans les cinq bassins sédimentaires du Mali et dans les plateaux du Djado au Niger et plusieurs blocs ont été alloués à de grandes sociétés d’exploration. Les réserves dans le bassin sédimentaire du Bénin sont estimées à 1086,6 millions de barils sur trois sites. Les études montrent que la côte du Bénin pourrait renfermer jusqu’à 7 milliards de barils de pétrole. D’autres pays membres de l’UEMOA, comme le Sénégal et le Togo, mettent tout en oeuvre pour stimuler de l’intérêt pour les réserves pétrolières inexplorées.


En aval:
L’ industrie d’aval dans de nombreux états de l’UEMOA dépend largement des produits pétroliers raffinés importés des pays voisins. La Guinée Bissau, où les produits dérivés du pétrole fournissent 95 % des besoins énergétiques commerciaux du pays, est tributaire des importations de pétrole. Au Mali, les produits de combustible sont importés de Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Bénin et du Togo. Le Niger a récemment rejoint le Nigeria et l’Algérie au rang des sponsors du gazoduc transsaharien, d’un coût de 10 milliards de dollars. Sa construction devrait être terminée à l’horizon 2015 et favoriser le développement du Niger dans le secteur énergétique mondial.

Technologies de l'Information et de la Communication

Pour renforcer sa position sur la scène mondiale, la région a mis fin à plusieurs monopoles étatiques et introduit un nouveau cadre réglementaire afin d’ouvrir l’industrie des télécommunications aux investisseurs privés. Dans ce cadre, des agences de régulation des secteurs ont été créées. Dans une région aussi vaste que l’UEMOA, une infrastructure de télécommunications efficace, fiable et rentable est primordiale – en particulier pour les nombreuses entreprises minières, pétrolières et gazières qui interviennent dans des régions reculées. La croissance du secteur des télécommunications dans la zone UEMOA est manifeste.


Téléphonie fixe:
Les pays de l’UEMOA sont dotés d’infrastructures de communication terrestre de bonne qualité, accessibles à une grande partie de la population. Certains pays comme le Bénin, le Mali, le Niger, le Togo et le Burkina Faso modernisent leurs réseaux de téléphonie fixe et réduisent les problèmes de saturation de réseau en installant des câbles à fibre optique. Le Niger négocie également un projet portant sur l’installation de 1 000km de câbles à fibre optique, du Nigeria jusqu’en Algérie, le long du gazoduc transsaharien. Des programmes de numérisation des réseaux de téléphonie sont en bonne voie dans la zone UEMOA, réseaux par ailleurs privatisés par de nombreux états.


Téléphonie mobile:
Le secteur de la téléphonie mobile est extrêmement dynamique dans la région de l’UEMOA. Bien que les taux de densité d’appareils varient selon les zones, le nombre d’abonnés augmentent considérablement chaque année. Au Sénégal, le secteur connaît une croissance annuelle moyenne de 70 % depuis 2004. Une forte croissance dans le secteur est également manifeste au Burkina Faso qui a enregistré une augmentation de 140 % du nombre des usagers entre 1999 et 2004. En Côte d’Ivoire il y a près de 2 millions d’usagers. De nombreux pays de l’UEMOA accordent de nouvelles licences GSM à des opérateurs pour ouvrir le secteur.


Internet:
La tendance à la hausse du nombre d’usagers d’internet dans le monde entier se constate également dans l’UEMOA. Depuis la connexion de la majeure partie de la région au réseau mondial en 1997, la demande d’internet a connu une forte croissance, même si la distribution varie d’un pays à l’autre. Au Sénégal l’usage d’internet a doublé chaque année depuis 2003, année de l’introduction des services ADSL. Dans certains pays subsahariens enclavés, les taux de pénétration d’internet ont toutefois progressé beaucoup plus lentement. De nombreux pays de l’UEMOA ont introduit des lois ouvrant les services et les réseaux internet à la concurrence par le biais de licences et d’enregistrements, permettant aux entreprises internationales d’intervenir.

 


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